Note nationale 17/2011

NAO : Négociation Annuelle Obligatoire Salaires : exiger notre dû !

8 novembre 2011

Pouvoir d’achat : Un quart en moins en 25 ans, - 12% depuis 2000.
En Caisse d’Epargne, c’est la perte subie par le salaire fixe des salariés, celui qui rémunère l’emploi « confié ».
Ni la part variable, ni les augmentations individuelles, ni l’intéressement et la participation – éléments censés venir en plus - ne peuvent masquer cette réalité.

A bien réfléchir, c’est pourtant là un des tenants essentiels de la crise.
Ici comme ailleurs, cette profonde dévalorisation du travail, au bénéfice des marchés et de la spéculation financière, nous enfonce dans la crise, nourrit la récession.
Spéculateurs, propriétaires d’entreprises se sont engraissés pendant des années de cette dégradation considérable des salaires, de l’emploi et des conditions de travail.

  • Il est légitime d’exiger notre dû.
  • Il est urgent, sain et nécessaire, pour sortir de la crise, qu’un autre partage de la richesse créée soit obtenu. Et c’est possible.

Vivre correctement de son travail ?
La hausse générale des prix en 2011 va dépasser les 2 %.
En 2012, c’est également ce que prévoit l’INSEE. En réalité, le prix des produits de premières nécessités comme l’alimentation, l’énergie, les transports, le logement, la santé, l’éducation et l’habillement progressent encore plus.
Les mesures d’austérité du gouvernement pour « rassurer les marchés, les banques et les spéculateurs » vont encore aggraver la situation de chacun.
Le mépris ça suffit !

Lors des NAO 2010, magnanimes les patrons ont accordé … 80 centimes d’euro net par jour en moyenne pour 2011 entérinant une nouvelle baisse du pouvoir d’achat, aux antipodes de leurs confortables augmentations/rémunérations.
La CGT considère que la NAO 2010 est toujours ouverte et que la direction doit reprendre les négociations salariales.

Les revendications salariales de la CGT
-1. Rattrapage du pouvoir d’achat

  • rattraper en 5 ans la perte du pouvoir d’achat de 2000 à 2010 : + 2,3 % ,
  • maintenir le pouvoir d’achat 2011 et 2012 : + 1,4 % et + 2 % (soit une augmentation générale de 5,7 % ).

- 2. Revaloriser les RAM
La CGT revendique la RAM T2 à 1700 € en net mensuel (net versé 13 fois comme maintenant).
C’est à la fois la prise en compte du niveau général d’embauche et le niveau nécessaire pour assurer un minimum de vie correcte.
L’ensemble de la grille doit évoluer en conséquence.

Structure des rémunérations : défendre le salaire fixe contre l’aléatoire et le variable.
La part variable est utilisée comme outil de chantage et de mise sous pression permanente.
Liée au benchmark, aux challenges, elle participe au stress, à la dégradation des conditions de travail et joue contre le salaire fixe.
Intéressement, participation sont exonérés de cotisations sociales et accentuent de fait le déficit des financements de la protection sociale.
Ils dépendent souvent uniquement des décisions des dirigeants et de ce qu’ils font des richesses produites.
Le salaire fixe, pour vivre et construire des projets : par leur nature même, les éléments aléatoires et variables ne permettent pas aux salariés de construire leurs projets de vie.

C’est pourquoi la CGT revendique la fixation et l’intégration des éléments aléatoires et variables dans le salaire fixe.
Égalité salariale Femmes / Hommes.

La CGT revendique qu’un pourcentage supplémentaire de la masse salariale dédiée pour 2011 soit défini et appliqué dans toutes les entreprises afin de supprimer définitivement les écarts salariaux constatés entre H/F dans la branche.

N’en doutons pas,
rien n’a jamais été octroyé sans avoir été réclamé !

Ensemble, pour nos salaires, haussons le ton !

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note nationale 2011 17 - Premier tract NAO