Note nationale 15/2011
5 octobre 2011
Ce sont les salariés qui sont encore une fois appelés à payer la facture.
La contribution, à leur demande, des plus riches relève de la symbolique voire d’une charité teintée de mépris.
Les salariés des caisses d’épargne ont toutes les raisons d’y participer massivement.
Parce qu’eux aussi subissent :
Depuis plusieurs années leur pouvoir d’achat dégringole, pour beaucoup les salaires permettent à peine de boucler le mois.
Les charges incompressibles (habitation, nourriture, transports, santé,
impôts ne cessent de s’élever).
Alors que la charge de travail explose, l’emploi est réduit à coup de PSE, de réorganisations.
Les experts estiment, au bas mot, à 4500 la perte d’emplois dans le
Groupe d’ici 2013.
Les conditions de travail sont dégradées jusqu’à l’insupportable.
Avec les taxes sur la santé la cotisation MNCE va augmenter.
Parce que leur intervention, avec les autres salariés, est indispensable pour promouvoir d’autres choix.
Pour relancer la croissance, en respectant les impératifs de développement durable, réduire les inégalités et maîtriser les déficits, une politique visant une autre répartition des richesses et favorisant le développement économique et social est incontournable.
Cela suppose des réformes structurelles importantes comme une réforme globale de la fiscalité intégrant une plus grande progressivité,
une politique industrielle coordonnée au niveau européen, des services
publics de qualité.
Cela appelle aussi des mesures urgentes :